Exclusif: Sommet de l’ACTA 2026 : Entrevue avec Suzanne Acton-Gervais “Le Québec va mieux que jamais”
by Catherine Maisonneuve
Le Sommet québécois de l’ACTA 2026 a réuni 230 personnes à l’hôtel Marriott de l’Aéroport Montréal-Trudeau. En marge de cette journée de conférences, de panels et de réseautage, nous nous sommes entretenus avec sa présidente, Suzanne Acton-Gervais, qui en est à son deuxième sommet depuis sa nomination.
Selon la nouvelle présidente bilingue, née à Montréal, son arrivée en poste a notamment permis au marché québécois de prendre son envol au sein de l’ACTA.
« Le Québec est en croissance et on n’a jamais vu ça, nous a-t-elle confié. Je suis tellement contente! Pour moi qui ai grandi à Montréal, je comprends la spécificité de ce marché et j’en prends soin. »
Il est vrai que le fait d’avoir une présidente parfaitement bilingue aide, particulièrement au Québec, surtout pour une association dont 50 % des membres sont établis en Ontario.
« Ça n’a pas changé, 50 % de nos membres sont en Ontario. Mais, on a vu une croissance de 20 % au Québec en 2026 par rapport à 2025, ce qui est exceptionnel dans l’histoire de l’ACTA. Et moi, personnellement, ça me fait extrêmement plaisir. Ça démontre que l’ACTA est présente dans le marché québécois et que le Québec se sent épaulé et écouté. »
Auparavant, l’ACTA était segmentée entre ACTA Québec et l’ACTA, mais maintenant, c’est tout simplement l’ACTA pour l’ensemble du Canada. Les communications sont bilingues, partout, et une équipe est dédiée au marché du Québec. Cette année seulement, l’ACTA a organisé des événements à destination en partenariat avec Tourisme Los Cabos et Avalon Waterways. Un autre événement est à venir à Tokyo, en partenariat avec la JNTO, en plus des sommets de l’automne. L’objectif? Être le plus visible possible!
« On multiplie les occasions de rencontre et de réseautage avec nos partenaires, mais aussi les occasions de formation, qui est une autre priorité de l’ACTA. On a remarqué un nombre record d’agents québécois qui ont souscrit à notre programme de certification. Donc, cette année, les agents québécois ont été plus nombreux que jamais à s’inscrire et à compléter l’une de nos deux formations, CTC ou CTM. On est extrêmement contents! »
Des priorités inchangées, mais une réalité qui évolue
En revenant sur l’année qui s’achève, Suzanne Acton-Gervais salue la résilience des agents.
« Les propriétaires d’agence et les conseillers en voyages ont dû composer avec la hausse des coûts d’exploitation, l’incertitude économique, les bouleversements géopolitiques, l’évolution de la réglementation, la fraude et les progrès de l’IA. »
Sans oublier l’évolution des modèles de rémunération des fournisseurs, qui a grandement affecté les commissions.
« Quand la commission diminue, le travail demeure le même. C’est juste un transfert de coûts et c’est l’agent qui écope », résume-t-elle.
« Les missions de l’ACTA sont de défendre les droits des conseillers, de former, de promouvoir leur valeur et de communiquer. Donc, ces valeurs seront toujours défendues, que ce soit auprès des fournisseurs, du gouvernement ou de l’industrie. Mais ce qu’on retient de 2026, c’est vraiment que le voyage est une expérience humaine et que, malgré la montée des technologies et de l’IA, on aura toujours besoin de cette valeur humaine que seul le conseiller peut offrir. »
Les sommets de l’ACTA se poursuivent ce mois-ci un peu partout au pays.





