Les agents de bord de WestJet émettent un préavis de grève, des vols pourraient être annulés dès demain
by Bruce Parkinson
WestJet flight attendants will be in a strike position on August 2.
Le syndicat représentant les 4 400 agents de bord de WestJet a émis un préavis de grève de 72 heures, affirmant que les deux parties demeurent très éloignées d’une entente malgré la poursuite des négociations.
En réponse, la compagnie aérienne a émis un préavis de lock-out de 72 heures. Des moyens de pression pourraient donc débuter dès dimanche, en plein long week-end férié pour de nombreux Canadiens. À cette période de l’année, WestJet exploite jusqu’à 600 vols par jour et transporte près de 70 000 passagers quotidiennement.
À moins qu’une entente de principe ne soit conclue, certains vols pourraient commencer à être annulés dès demain, le 31 juillet.
Selon le syndicat, le « travail non rémunéré » demeure l’un des principaux points en litige, comme ce fut le cas lors de la grève des agents de bord d’Air Canada à la même période l’an dernier. La rémunération du travail effectué au sol — c’est-à-dire le temps consacré à assister les passagers avant le décollage et après l’atterrissage — était au cœur de ce conflit.
Cette grève, qui avait duré près de quatre jours en août 2025, avait touché des centaines de milliers de voyageurs canadiens et coûté environ 375 millions de dollars à Air Canada.
WestJet soutient pour sa part que toutes les tâches sont rémunérées selon un système de « crédit d’heures » plutôt qu’à un taux horaire.
« Notre message à WestJet est simple : rémunérez-nous équitablement. Payez-nous pour tout notre temps de travail », avait déclaré Alia Hussain, présidente de la section WestJet du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), en septembre dernier. La convention collective des agents de bord de WestJet est arrivée à échéance le 31 décembre.
Hier, Mme Hussain a affirmé qu’il était toujours possible d’éviter une grève. « Nous poursuivrons les négociations jour et nuit jusqu’à ce que cette situation soit réglée. »
« La décision d’émettre un préavis de lock-out, en réponse aux mesures prises par le syndicat, n’a pas été prise à la légère », a déclaré le président-directeur général de WestJet, Alexis von Hoensbroech, dans un communiqué. « Nous regrettons sincèrement les inconvénients et l’incertitude que cette situation continue de causer à nos clients.
Nous accordons une grande valeur au travail et à la contribution de nos agents de bord. Il est de notre responsabilité d’assurer l’intégrité de notre réseau et de réduire au minimum le risque que nos passagers, nos équipages et nos appareils se retrouvent immobilisés. »
WestJet permet actuellement aux passagers dont le vol est prévu entre le 30 juillet et le 4 août d’effectuer un changement ou une annulation unique sans frais.
Si des retards ou des annulations de vols surviennent, la compagnie affirme que les voyageurs concernés seront remboursés ou replacés sur un autre vol, « selon le cas ».
Les deux parties sont néanmoins parvenues cette semaine à une entente établissant la procédure à suivre pour immobiliser les appareils et rapatrier les équipages en cas de grève.
Les agents de bord en service au moment du déclenchement des moyens de pression termineront d’abord leur vol jusqu’à destination. Ceux qui ne peuvent pas rentrer immédiatement dans leur ville d’attache auront droit à un hébergement à l’hôtel pouvant aller jusqu’à une semaine ou à un billet d’avion vers une autre ville canadienne.




