Les agents de bord d’Air Transat emboitent le pas et demandent à Ottawa de légiférer contre le travail non rémunéré
by Catherine Maisonneuve
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Les agents de bord d’Air Transat ont demandé à la ministre fédérale de l’Emploi, Patty Hajdu, d’aller au-delà des simples déclarations publiques et de voir à légiférer pour que le phénomène du travail non rémunéré prenne fin pour tous.
Leur syndicat a écrit une lettre à la ministre Hajdu pour lui demander de régler le problème une fois pour toutes. «Votre récente déclaration selon laquelle “personne ne devrait travailler gratuitement dans ce pays” a redonné espoir à des milliers d’agentes et d’agents de bord à travers le Canada
» écrit la présidente de la composante d’Air Transat au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), Marie-Hélène Nadeau.
L’envoi de cette lettre survient immédiatement après qu’Air Canada ait conclut une entente avec ses agents de bord. «On tente d’utiliser d’autres avenues, en fait, pour faire bouger les choses, profiter [de l’élan] et de la bulle médiatique qu’on a, à travers Air Canada, pour faire reconnaître le travail que l’on fait et qu’il soit dorénavant payé
» a expliqué Mme Nadeau en entrevue.
Les 2000 agents de bord d’Air Transat sont membres du SCFP, tout comme les 10 000 agents de bord d’Air Canada, dont le conflit de travail a fait les manchettes ces derniers jours. Il portait notamment sur cette question des tâches non rémunérées que doivent effectuer les agents de bord.
Rappelons que la ministre Hajdu a annoncé le lancement d’une enquête sur le travail non rémunéré dans le transport aérien, afin de déterminer si le mode de rémunération des agents de bord respecte au minimum les exigences du Code canadien du travail
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