Au tour de Meliá de réduire sa présence à Cuba
by Catherine Maisonneuve
A Meliá hotel in Cuba.
Après Blue Diamond et Iberostar, le groupe hôtelier espagnol Meliá a annoncé le retrait de 15 des 34 hôtels qu’il gérait à Cuba par l’intermédiaire de sa filiale portugaise Ilha Bela.
Selon l’entreprise, ce retrait résulte d’un ensemble de circonstances exceptionnelles dépassant ses capacités opérationnelles, notamment les nouvelles sanctions américaines qui doivent entrer en vigueur prochainement. Meliá affirme toutefois que l’impact sera limité, puisque plusieurs des hôtels concernés étaient déjà fermés ou peu actifs en raison de la crise énergétique, de la baisse du tourisme et de la réduction des vols internationaux vers l’île.
Ce nouveau retrait porte à environ 60 le nombre d’hôtels de luxe cubains qui ne seront plus exploités par des entreprises étrangères, en incluant Blue Diamond et Iberostar.
Meliá maintient toutefois sa présence à Cuba avec 19 établissements encore en activité, notamment à La Havane, Varadero, Cayo Coco et Santiago de Cuba. Son président-directeur général, Gabriel Escarrer, a reconnu que la situation touristique du pays est devenue « difficile » et « insoutenable », tout en soulignant l’incertitude entourant l’avenir du marché cubain.
Du côté politique, les autorités espagnoles et européennes suivent le dossier de près et s’inquiètent des répercussions des mesures américaines sur les entreprises européennes ainsi que sur la population cubaine. Malgré les difficultés, plusieurs acteurs hôteliers indiquent vouloir continuer leurs activités sur l’île afin de préserver leur position et récupérer les investissements déjà réalisés.





