Avis de voyage à Cuba: les conseillers en voyages réagissent
by Marsha Mowers et Catherine Maisonneuve
Hier, 4 février, le gouvernement canadien a mis à jour son avis aux voyageurs pour Cuba en conseillant aux voyageurs de faire preuve d’un haut degré de prudence alors que le pays continue de faire face à des pénuries persistantes. Cette décision a suscité des réactions partagées parmi les conseillers en voyages quant à savoir si Cuba demeure une option de vacances appropriée pour leurs clients.
Gwendoline Duval, qui représente les hôtels Blue Diamond au Québec, a fait deux voyages à Cuba depuis le début de l’année et a réagit fortement suite à l’annonce d’hier « J’ai visité 9 hôtels au cours des 3 dernières semaines et tout le personnel reste mobiliser pour faire passer un agréable séjour aux touristes. Je comprends les craintes des agents de voyage et voyageurs, mais si les hôtels ne peuvent plus offrir une bonne expérience, les voyagistes arrêterons simplement de l’offrir. Les pénuries de pétrole et pannes d’électricité n’affectent pas les touristes dans les hôtels tout inclus. Je n’ai personnellement connu aucune panne ou pénuries dans aucun resort visités.”
Des conseillers ont aussi réagi sur le groupe Facebook des conseillers en voyage du Québec :
« Je reviens d’Holguin et je n’ai absolument rien à redire! J’ai des clients qui ne voyagent que là-bas. Personnellement ,je le vendrais sans hésitation en choisissant bien l’hôtel.» doit Guylaine Séguin
« J’y suis allé 5 fois en 6 mois. J’ai des clients qui y sont allés de la famille qui y sont allé. Je pense que oui il y a un risque, mais comme tout pays il y a des risques. Les maladies et autres. Il faut doser les messages sur réseaux sociaux.» dit Claude Dufault
L’alerte gouvernementale est attribuable à des « pénuries qui s’aggravent en matière d’électricité, de carburant et de produits de première nécessité, notamment la nourriture, l’eau et les médicaments, ce qui peut également affecter les complexes hôteliers. La situation est imprévisible et pourrait se détériorer, perturbant la disponibilité des vols à court préavis ».
Parallèlement, l’Office du tourisme de Cuba au Canada conteste certains récents reportages médiatiques, qu’il estime exagérer la gravité de la situation sur l’île.

Bien que la majorité des conseillers soulignent que l’avis du gouvernement est exagéré, tous s’entendent pour dire que l’expérience à Cuba peut varier considérablement selon le choix du complexe hôtelier et la période du séjour, ce qui renforce l’importance d’une évaluation attentive et de recommandations bien informées, et qu’aussi, ils préfèrent souvent suggérer à leurs clients à une autre destination, juste
« C’est inégal », a écrit Heather Laing Folkins, qui affirme continuer à vendre Cuba tout en refusant « d’embellir la réalité possible », soulignant que même les bons complexes peuvent connaître des pannes ou des pénuries selon la semaine.
D’autres ont indiqué que les expériences demeurent généralement positives lorsque les clients séjournent dans des établissements bien gérés.
«Personne ne mourra de faim, mais s’ils sont pointilleux sur la nourriture, Cuba n’est pas pour eux. C’est loin d’être si pire que ça par rapport aux autres années. Petit bémol : l’assurance annulation devrait être presque obligatoire. Pas juste pour Cuba car qui peut prévoir qui n’arrivera rien?” – Steve Whitty
Au début du mois, le Canada demeurait un marché clé pour le tourisme cubain. Cuba se classe au sixième rang des destinations internationales pour les Canadiens, avec plus de 300 000 sièges d’avion prévus pour le seul premier trimestre de 2026.





